Trump hospitalisé: que peut-il se passer pour sa présidence et la campagne?

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ÉTATS-UNIS – Que se passerait-il si Donald Trump n’était plus en état de gouverner? Le président américain, qui a longtemps minimisé la dangerosité du coronavirus, a annoncé avoir été testé positif au Covid-19 avant d’être admis ce vendredi 2 octobre à l’hôpital militaire de Walter Reed, près de Washington.

Le président des Etats-Unis assure aller “bien”, ce que le médecin de la Maison Blanche a confirmé ce samedi 3 octobre en indiquant qu’il n’avait plus de fièvre et n’était pas sous oxygène. Mais une autre source ayant connaissance de la situation du chef d’Etat a affirmé que son état avait été “très inquiétant” dans les dernières 24 heures.

Que se passerait-il pour la présidence et pour la campagne si l’état de santé de Donald Trump venait à empirer?

– Pence prendrait les rênes de la Maison Blanche

Pour ce qui est de la présidence, ce cas de figure a bien entendu été anticipé. Comme deux présidents dans l’Histoire, s’il n’est plus en situation de diriger les Etats-Unis, Donald Trump pourrait temporairement céder les rênes du pouvoir à son vice-président, Mike Pence, éventualité codifiée par le XXVe amendement de la  Constitution américaine.

L’amendement, adopté en 1967 après l’assassinat du président John F. Kennedy, précise en quatre articles les modalités de transfert des pouvoirs exécutifs en cas de démission, de décès, de destitution ou d’incapacité temporaire du locataire de la Maison Blanche. Cela pourrait être le cas de Donald Trump si son état de santé s’aggravait à un mois de l’élection présidentielle.

Selon l’article 3 de cet amendement, le président américain devrait alors faire parvenir au président pro tempore du Sénat, le républicain Chuck Grassley, et à la présidente de la Chambre des représentants, la démocrate Nancy Pelosi, “une déclaration écrite leur faisant connaître son incapacité d’exercer les pouvoirs et de remplir les devoirs de sa charge”. “Jusqu’au moment où il les avisera par écrit du contraire, ces pouvoirs seront exercés et ces devoirs seront remplis par le vice-président agissant en qualité de Président par intérim”, ajoute le texte.

– Un avenir incertain pour la campagne 

Si tout est déjà prévu pour assurer la continuité de la présidence, il en est tout autrement pour l’avenir de la campagne républicaine. Pour le moment, il a été annoncé que les événements de campagne programmés du président américain seront tenus de manière virtuelle ou repoussés, a déclaré l’équipe de campagne du républicain à 1 mois de l’élection présidentielle.

“Tous les événements de campagne précédemment annoncés et impliquant la participation du président sont actuellement en train d’être transformés en événements virtuels ou sont temporairement repoussés”, a écrit un responsable de la campagne Trump, Bill Stepien, dans un communiqué. Il a également précisé que les événements impliquant la famille du président étaient eux aussi “temporairement repoussés”, tandis que le vice-président Mike Pence, testé négatif au Covid-19 vendredi matin, allait lui continuer à faire campagne. Tous les autres événements seront évalués “au cas par cas”.

Mais que se passerait-il toutefois si Donald Trump ne pouvait pas reprendre sa campagne? La réponse à cette question est sujette à débat, mais voici les options qui pourraient se présenter: 

– Pence joue l’intérim 

Hypothèse qui semble plausible, si tant est que lui-même ne tombe pas malade, c’est encore une fois Mike Pence qui assurerait l’intérim. Dans l’immédiat, Mike Pence, le vice-président, testé négatif vendredi matin, est censé poursuivre ses déplacements électoraux.

– Un report de l’élection

Autre solution: attendre que le président soit remis et choisir une nouvelle date pour l’élection. En réalité, cette option n’a rien d’évident car depuis 1845, la date du scrutin a toujours eu lieu le mardi qui suit le premier lundi de novembre. Pour déroger à cette règle, il faudrait un vote au Sénat et à la Chambre des représentants. Or cette dernière est contrôlée par les démocrates, qui n’ont aucun intérêt à voir le scrutin reporté. 

– Les républicains se choisissent un autre candidat

Si Donald Trump était tombé malade plus tôt, cette possibilité aurait pu être envisagée. Mais cela semble désormais trop tard, notamment car le vote par correspondance avec des bulletins de vote portant le nom de Donald Trump a déjà commencé. 

– Et si les grands électeurs du collège électoral votaient pour un autre candidat?

Comme l’explique Slate, ce serait assez compliqué. Pour rappel, aux États-Unis, les Américains ne votent pas pour un candidat mais pour 538 grands électeurs qui se réunissent pour élire le nouveau président.

Mais il existe des “électeurs infidèles”, des grands électeurs qui ne respectent pas le vote populaire et votent pour un autre candidat que celui pour lequel ils devaient voter. 

Chaque État a sa législation sur le sujet et certains d’entre eux permettent l’éventualité de compter des votes en faveur d’un autre candidat, par exemple pour un remplaçant nommé. Si Trump ne peut plus être candidat, ces ”électeurs infidèles” pourraient alors en choisir un d’autre.

Du moins ils auraient pu le faire jusqu’à récemment. En effet, comme le souligne 20 Minutes, selon une décision récente de la Cour suprême, ces ”électeurs infidèles” peuvent être depuis juillet 2020 sanctionnés, voire écartés du vote. Si certains choisissaient tout de même de voter cette année pour quelqu’un d’autre que Trump, il faudrait que la justice statue sur la validité des votes…

 

 

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