Un cluster du variant britannique du coronavirus découvert à Marseille


ASSOCIATED PRESS

Un cluster de 21 personnes porteuses du variant britannique du Covid-19 découvert à Marseille (Photo prise le 24 septembre 2020 lors d’un dépistage Covid à Marseille)

CORONAVIRUS – Malgré l’opposition des élus locaux, le préfet des Bouches-du-Rhône a confirmé ce samedi 9 janvier que le couvre-feu dans le département serait avancé à 18H00 à partir de dimanche, après la découverte notamment d’un cluster de porteurs du variant britannique du virus à l’origine du Covid-19.

“Cette décision est en particulier justifiée par la détection d’un cluster familial élargi dans le département avec une souche du variant issu du Royaume-Uni”, écrit le préfet Christophe Mirmand dans un communiqué. Sur 46 personnes contact, 21 ont été testées positives.

Un peu plus tard, le maire PS de Marseille, Benoît Payan a précisé que ce cluster se trouvait dans sa ville et s’est dit prêt dans un communiqué à déployer immédiatement 40 marins-pompiers. “Il nous faut désormais agir très vite pour endiguer la propagation de cette forme mutante et virulente de la Covid-19”, a ajouté l’élu.

Globalement, la situation reste “particulièrement préoccupante” dans les Bouches-du-Rhône, avec un taux d’incidence supérieur à 225 pour 100.000 habitants, ajoute le préfet.

C’est donc toute la région Provence-Alpes-Côte d’Azur qui sera sous couvre-feu anticipé, le Vaucluse et les Alpes-de-Haute-Provence ayant annoncé un passage sous couvre-feu à 18H00 dimanche et le Var à partir de mardi ― ce qui est déjà le cas dans les Alpes-Maritimes et les Hautes-Alpes.

Le couvre-feu à 18h, mesure contestée

Vendredi soir, des élus des Bouches-du-Rhône de tous bords s’étaient vigoureusement opposés à cette mesure dénonçant une décision “verticale” et s’interrogeant sur son utilité.

Pour le gouvernement, la mise en place d’un couvre-feu, appliqué pour la première fois fin octobre, a permis de ralentir les contaminations. Elle n’a toutefois pas empêché un deuxième confinement, soulignent ses détracteurs.

Le chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Éric Caumes, ne cache pas son scepticisme: “Je ne suis pas sûr que ce soit très efficace mais on verra bien. Personnellement, je n’y crois pas mais on verra”, a-t-il déclaré samedi matin sur franceinfo.

Mais cette position n’est pas unanime chez tous les professionnels de santé ni au CNRS. Dans une étude sur l’impact des mesures françaises face à la deuxième vague publiée le 13 novembre avant le deuxième confinement, les chercheurs ont ainsi montré que la deuxième semaine de couvre-feu, à laquelle ont dû se soumettre les habitants de 54 départements, a puissamment “décéléré l’accélération”.

Un déclin particulièrement sensible pour les 60 ans et plus, dont la vitesse de contamination a diminué d’un quart chaque semaine de couvre-feu. Pour cette population à risque, l’efficacité du couvre-feu est telle que le confinement total n’a eu qu’un impact “légèrement plus positif”. Pour les 59 ans et moins en revanche, c’est bien le confinement qui a marqué le tournant le plus décisif, mais le couvre-feu a lui aussi eu un effet sensible, et entamé la dynamique de déclin.

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