Vaccin AstraZeneca: l’UE publie son contrat et cache (sans succès) son montant

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Commission Européenne

870 millions d’euros, c’est le montant de la commande passée par l’UE selon le site d’informations allemand « Der Spiegel ».

CORONAVIRUS – La boulette. L’UE a mis en ligne ce vendredi 29 janvier le contrat signé en août avec le laboratoire britannique AstraZeneca pour précommander son vaccin anti-Covid, tout juste approuvé par l’Autorité européenne des médicaments.

L’exécutif européen réclamait depuis plusieurs jours à AstraZeneca son feu vert pour cette publication. “Nous saluons l’engagement de l’entreprise à une transparence accrue (…) La transparence et la responsabilité sont importantes pour conforter la confiance des citoyens européens”, a commenté un porte-parole de la Commission.

Transparence, mais pas trop: le document publié sur le site de la Commission est en effet caviardé à de nombreux endroits, des pages entières étant parfois noircies, le plus souvent lorsque les prix sont abordés. Cela alors que le groupe est critiqué en raison d’importants retards de livraisons envers les pays de l’UE.

Commission européenne

Des pages entières du contrat avec Astrazeneca ont parfois été caviardées.

Mais à l’âge d’internet et des réseaux sociaux, censurer un document et une manipulation à haut risque. Ainsi, durant quelques minutes, certains endroits surlignés étaient accessibles via un simple lecteur PDF. C’est ainsi que l’on apprend que la commande de la Commission européenne à AstraZeneca se monte à 870 millions d’euros, selon l’hebdomadaire allemand Der Spiegel. Une bourde rapidement corrigée avec la mise en ligne d’une seconde version où le caviardage est cette fois ineffaçable. 

Une étape de plus dans la guerre psychologique

Pourquoi cette mise en ligne? Pour la comprendre, il faut revenir à la semaine passée. AstraZeneca a en effet annoncé que les livraisons attendues au premier trimestre seraient moins importantes que prévu (même si aucun chiffre n’a été rendu public) en raison d’une “baisse de rendement” de la production sur un site européen. Pire encore, le laboratoire est accusé d’exporter sa production en Grande-Bretagne plutôt que de la réserver à l’UE. 

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a rappelé lundi 25 janvier au PDG d’AstraZeneca, Pascal Soriot, que l’Union européenne avait “investi d’importants montants dans les laboratoires, précisément pour s’assurer que la production monte en puissance avant l’approbation de mise sur le marché”. Une remontrance qui concerne tous les laboratoires dans lesquels l’Europe a investi “des milliards” et qui doivent donc “tenir leurs promesses”. 

La présidente de la Commission a affirmé très clairement qu’elle attend qu’AstraZeneca honore les contrats et les conditions prévus dans l’accord de précommande. Des problèmes de production peuvent apparaître, mais nous attendons de l’entreprise qu’elle trouve des solutions”, a fait savoir un porte-parole.

De son côté, l’entreprise a nié avoir manqué à ses engagements, expliquant que les chiffres annoncés étaient des “cibles” plutôt que des obligations fermes. La publication de ce contrat est le signe que chacune des parties en présence s’estime dans son bon droit, ou veut au moins se montrer comme tel. 

À voir également sur Le HuffPost: Les 4 grands types de vaccins contre le Covid-19 expliqués en 2 minutes 

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