En Chine, un nouveau système de notation sociale suscite la controverse


C’est un système digitalisé qui suscité un véritable tollé. Les autorités de Suzhou, une ville modeste de la province de Jiangsu en Chine orientale, ont initié un système de notation du comportement civil des habitants. Ce dernier est censé mesurer leur « degré de civilisation » à travers un code. Cette notation pourrait à terme s’avérer déterminante pour l’accès à certains services.

Concrètement, toutes les pratiques d’un citoyen considérées comme positives sont ainsi compilées. Il en va ainsi par exemple de la participation à des activités bénévoles. Mais les comportements jugés inappropriés tels que les infractions routières ou le mauvais tri des ordures sont aussi enregistrés… Un portait global personnel est alors édicté.

Une expérimentation est toujours menée à l’échelle nationale

Dans la foulée du lancement de ce dispositif, de vifs débats ont éclaté en ligne et de nombreux internautes ont ouvertement critiqué ce concept. Certains ont ciblé les critères retenus, tandis que d’autres pointaient le formalisme excessif et les potentiels abus de pouvoir. La crainte de voir certains habitants accéder à des niveaux de confort supérieurs en fonction de leur note est également très présente.

Devant le tollé, les autorités locales ont voulu calmer le jeu et ont précisé que le code était encore en phase de test et basé sur le volontariat. L’idée est selon les pouvoirs publics d’encourager les bons comportements sans pénaliser ceux qui auraient des notes inférieures.

Cette affaire sonne en tout cas comme un avertissement pour le gouvernement. Les citoyens chinois semblent en effet de plus en plus enclins à défendre leur vie privée. À l’échelle du pays, un système de crédit social est expérimenté depuis 2014. Selon RFI, plus d’un quarantaine de gouvernement locaux y participent, tout comme les géants du web de l’Empire du milieu : Alibaba et Tencent. Pour l’heure, il fonctionne toujours sur la base du volontariat et devrait prochainement être généralisé. Des questions subsistent néanmoins sur la faisabilité « d’une plateforme unifiée et opérationnelle pour noter les 1,4 milliards de Chinois ».



Source link

Please follow and like us:

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.