le Sénat américain veut entendre les patrons de Facebook, Google et Twitter


C’était l’une des grandes images de cet été 2020. Fin juillet, Jeff Bezos (Amazon), Sundar Pichai (Alphabet), Tim Cook (Apple), et Mark Zuckerberg (Facebook) ont été réunis pour témoigner devant la commission judiciaire du Congrès américain. Au cours de ce rendez-vous très dense, mais un peu décevant, de très nombreux sujets ont été évoqués. Les quatre géants de la Tech sont notamment suspectés de se livrer à des pratiques anticoncurrentielles qui pénalisent les PME.

Quelques mois plus tard, c’est au tour du Sénat américain de souhaiter se pencher sur les cas de certains géants du web. Ainsi, le Comité du commerce vient de voter à l’unanimité la convocation des patrons de Facebook, Google et Twitter. Mark Zuckerberg, Sundar Pichai et Jack Dorsey devront notamment s’expliquer sur des sujets tels que la désinformation, les données, ou les fraudes en ligne.

Les géants du web protègent-ils suffisamment les enfants ?

La question d’une révision de l’article 230 de la loi de 1996 portant sur la décence des communications sera également évoquée avec les dirigeants. Pour rappel, Donald Trump envisage de supprimer ce texte qui accorde une quasi immunité juridique aux réseaux sociaux et leur permet de modérer librement les publications.

Cité par nos confrères de la RTBF, le sénateur républicain Roger Wicker précise : « Nous étudions comment elles protègent et garantissent la sécurité des données de millions d’Américains, comment elles combattent la désinformation et les autres arnaques, et nous nous demandons si elles assurent la sécurité des enfants et des adolescents sur internet ».

La question du retrait des contenus « qui encouragent l’extrémisme et la violence » sera au cœur des préoccupations des parlementaires, tout comme le sujet des algorithmes qui pourraient manipuler les utilisateurs et notamment les plus jeunes.

À seulement un mois de l’élection présidentielle, l’attention se porte donc une nouvelle fois sur ces grandes plateformes qui ont beaucoup à faire pour tenter de gérer les opérations de désinformation et de manipulation électorale.



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