l’Etat face aux polémiques sur les produits non-essentiels, Amazon et la crise sanitaire


C’est à travers un exercice d’équilibriste que le Gouvernement accompagne le début du confinement en France. Entre les petits commerçants, les grandes enseignes et le e-commerce, les conflits d’intérêts au sujet des « produits non essentiels » ont entraîné l’État à des mesures par étapes qui n’a fait que renforcer les tensions.

Pour répondre à cela dans un contexte où les autorités sanitaires encouragent tout le monde à limiter ses déplacements, Bruno Le Maire s’est exprimé sur le plateau de BFM TV dimanche dernier en apportant sa vision des choses pour la suite. L’idée ne sera pas d’ouvrir à nouveau les commerces, mais plutôt d’aider les plus petits d’entre eux dans un cadre bien précis : une enveloppe d’une centaine de millions d’euros pour accélérer « la digitalisation des petits commerces ».

Le ministre de l’Economie et des Finances par ainsi du principe que la période est opportune pour investir dans la vente en ligne pour les petits commerçants français. Le but : pouvoir leur permettre de collecter des achats sur leur site pour ensuite pouvoir par exemple réaliser du « click and collect » (le retrait des commandes soi même).

La porte n’est pas fermée à un potentiel retour de certains commerces le 12 novembre prochain, mais « il faut qu’à la sortie de cette crise, nous ayons au moins la moitié des commerces de proximité qui soient digitalisés », déclarait-il à l’antenne de la chaîne d’information, en mesurant à un tiers le nombre de commerçants actuellement équipés en conséquence. Sur RTL le lendemain, il s’est à nouveau exprimé sur le sujet :

Référence à Amazon

Durant son intervention, au sujet de cet enveloppe de plus de 100 millions d’euros pour le virage digital, Bruno Le Maire a fait une référence à Amazon :

« Il ne faut pas que ça soit Amazon, pour faire simple, qui soit le grand gagnant de cette crise au détriment des commerces de proximité ou même d’ailleurs des grandes surfaces qui embauchent des centaines de milliers de personnes » déclarait-il dimanche.

En réalité, Amazon a pour l’une des premières fois était contraint par le Gouvernement. Face à cette question des produits non-essentiels et des commerces interdits d’ouvrir, l’Etat a décidé de durcir la ligne face au géant du e-commerce américain et lui interdire dès aujourd’hui de prolonger sa campagne de promotions pré-Black Friday.

Face à cette guerre des commerces et cette fracture du numérique en période de crise sanitaire, de gros événements comme le Black Friday justement pourrait être laissés de côté. La situation au jour le jour ne nous permet pas de nous avancer sur le sujet, mais une chose est sûre, les petits commerçants attendront au tournant le gouvernement pour qu’il exerce son rôle d’Etat providence à la suite de ses mesures de fermetures.





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