une étude relativise le rôle des bots dans la diffusion de la désinformation


En juin dernier, nous revenions sur une étude menée par des chercheurs de l’Université Carnegie Mellon de Pittsburgh. Focalisée sur Twitter, elle a permis d’analyser plus de 200 millions de publications consacrées à la pandémie de coronavirus. Le constat était alors sans appel puisque 45 % des comptes qui ont publié des tweets sur le sujet étaient contrôlés par des bots. Ces derniers sont justement de grands vecteurs de diffusion de la désinformation. Ils ont notamment assuré la promotion de théories farfelues telle que celle affirmant que les hôpitaux américains ont été remplis avec des mannequins de cire pour faire croire que l’épidémie était forte.

Quelques mois plus tard, des recherches menées par des scientifiques de l’Université de Sydney viennent infirmer ces conclusions. Ils affirment en effet que sur Twitter, les bots ne jouent qu’un rôle mineur dans la diffusion de la désinformation en comparaison des utilisateurs humains.

Les grands réseaux sociaux doivent revoir leur copie

Dans le détail, les chercheurs se sont focalisés sur 53 000 comptes du réseau social sélectionnés au hasard. Sur cette base, ils ont surveillé les interactions de ces derniers avec plus de 20 millions de publications liées aux vaccins entre 2017 et 2019. Ils ont alors constaté que l’exposition à ce type de contenus était assez peu fréquente et que l’influence des robots l’était encore moins.

Ainsi, l’utilisateur moyen a durant deux ans été exposé à 757 tweets liés aux vaccins, donc 27 étaient critiques. Dans leur ensemble, 36,7 % de ces internautes ont publié ou retweeté du contenu sur les vaccins, 4,5 % du total ont diffusé des tweets anti-vaccins, dont seulement 2,1 % provenaient d’un bot.

Loin d’être anodins, ces résultats changent la donne. Les auteurs estiment en effet que la politique qui a été choisie par les réseaux sociaux visant à éliminer les bots n’est pas forcément la plus efficace. Pour protéger les internautes des fausses nouvelles, les géants du web seraient donc inspirés de miser sur la sensibilisation et l’éducation des utilisateurs sur le sujet.



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